Salut

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Se lever à l’heure pâle des pastels naissants.

Descendre sur le long ruban de plage qui s’étire sans fin dans un flou de brume.

Nulle silhouette n’accroche le regard, n’écorche l’horizon.

Le monde et moi, seuls l’un dans l’autre.

Privilège auroral.

 

copyright Raphaël Richomme

Sentir ses pas s’enfoncer dans le sable fin et mou. Marquer d’une éphémère trace la grève à la virginité retrouvée à chaque marée, marcher en souriant aux mouettes flottant dans l’entre-deux-mondes, rire aux galopades de ses chiens, continuer jusqu’au bout de la ligne de haute dune, jusqu’à une percée au bout du village pour y cueillir le premier soleil, la face encore rougie de nuit.

L’accueillir à pleine brassée, à pleine poitrine, cœur ouvert.

Inspirer à toute âme les frais arômes de l’aube, s’offrir à la caresse piquante et chuchotante de la brise de mer.
Laisser naître un sourire au plaisir du moment suspendu.

Et puis… saluer sa première ombre du jour.

 

 

Quend, avril 18

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